Il faut changer la recette

Des solutions existent. Des alternatives sont déjà en marche.

Aujourd’hui, notre système alimentaire est le produit d’une recette qui bénéficie à une minorité de firmes transnationales de l’agro-business aux dépens :
de celles et ceux qui produisent notre nourriture,
de celles et ceux qui la mangent,
de la planète qui nous nourrit.

Résultat ?

Les personnes qui travaillent dans le secteur agro-alimentaire peinent à vivre décemment de leur métier.
La faim et la malbouffe progressent.
L’environnement se dégrade au détriment de notre santé.

CE N’EST PAS UNE FATALITÉ.
C’EST UN CHOIX POLITIQUE !
CHANGEONS LA RECETTE
UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE

Depuis les années 1960, nous produisions une quantité de denrées alimentaires suffisante pour nourrir tout le monde.

Pourtant ...

Ce système alimentaire ne nourrit pas le monde.
Plus d’une personne sur quatre dans le monde souffre d’insécurité alimentaire.
Près d’une personne sur dix dans le monde souffre de la faim.
En Europe, 9 millions de personnes dépendent entièrement de l’aide alimentaire.
La majorité des personnes qui souffrent de malnutrition sont des agriculteur·rices ou des pêcheur·euses qui n’arrivent pas à vivre décemment de leur production.
Ce système creuse les inégalités.
1% des “exploitant·es” contrôle plus de 70 % des terres agricoles mondiales.
Les petites fermes représentent plus de 80 % des exploitations.
Les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre agricole mondiale, mais ne détiennent que 15 % des terres.

CE SYSTÈME NE MANQUE PAS DE NOURRITURE.
IL MANQUE DE JUSTICE !
CHANGEONS LA RECETTE

Responsables d’environ un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, de 70 % de la consommation d’eau douce et de 80 % de la déforestation, les systèmes alimentaires contribuent au dérèglement climatique.

Dans le même temps, ils en subissent de plein fouet les conséquences : sécheresses, inondations, sols appauvris, récoltes détruites. Les conséquences du dérèglement climatique réduisent les récoltes et exacerbent les crises alimentaires.

Mais la responsabilité et les conséquences sont inégalement réparties, entre types de production agricole et zones géographiques. En outre, les pays à faible revenu polluent le moins mais sont les premières victimes du dérèglement climatique.

FACE AU DEREGLEMENT CLIMATIQUE
DE VRAIES SOLUTIONS EXISTENT
CHANGEONS LA RECETTE

Protéger les sols, l’eau et la biodiversité
Financer les agricultures locales et durables
Développer les circuits courts et une consommation responsable
Soutenir les paysans partout dans le monde

La prochaine réforme de la Politique agricole commune Politique agricole commune La Politique agricole commune (PAC) vise à assurer une politique agricole commune aux pays de l’Union européenne. Elle a d’abord consisté à garantir la sécurité alimentaire et les revenus des agriculteurs en Europe, puis a été réformée à plusieurs reprises à partir des années 1990 pour respecter les accords de l’OMC. (PAC) européenne sera décisive : investir dans les fermes durables, c’est protéger la planète et garantir une alimentation digne pour toutes et tous.

La faim dans le monde augmente depuis dix ans et les crises alimentaires se multiplient :

Les conflits dégradent la capacité des gens à se nourrir, menant parfois aux famines, comme à Gaza, au Soudan, en Somalie, dans l’est de la République démocratique du Congo ou au Yémen.

Les baisses des budgets d’aide alimentaire aggravent encore la situation.

La hausse des prix des aliments, liée à la pandémie de Covid-19 Covid-19
Coronavirus
covid-19
coronavirus
puis à la guerre en Ukraine, et exacerbés par la spéculation alimentaire (+37 % en moyenne entre 2019 et 2025), touche surtout les plus pauvres, qui consacrent l’essentiel de leurs revenus à se nourrir.

Quelques grandes multinationales contrôlent la majorité du commerce mondial des céréales et des pesticides. Elles influencent les prix et les règles, ce qui rend le système alimentaire plus inégal et fragile.

CHANGEONS LA RECETTE

La recette actuelle du système alimentaire mise sur l’exploitation intensive de la terre et des humains. Cela provoque la faim, des conditions de travail indécentes et la destruction de la planète.

CHANGEONS LA RECETTE

Deux ingrédients essentiels :

LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Elle permet à chaque pays de nourrir sainement sa population, en protégeant les agriculteur·rices, en respectant les cultures et en garantissant une nourriture saine en quantité suffisante.

L’AGROECOLOGIE

Elle repose sur une production respectueuse de la nature et des personnes, protège sols, eau et biodiversité, crée des emplois locaux et nourrit la population de manière durable.

Avec ces deux ingrédients, on peut concocter des systèmes alimentaires justes, durables et adaptés aux écosystèmes de chaque territoire.

Notre dossier pour approfondir ces alternatives

POUR PROTÉGER CELLES ET CEUX QUI NOUS NOURRISSENT

Les agriculteurs et agricultrices sont les gardiens de la vie. Beaucoup travaillent dur pour gagner trop peu dans un système injuste. Prenons soin d’eux et construisons un avenir plus juste

Garantir des prix qui couvrent les coûts et rémunère le travail
Répartir les aides selon l’effort et l’utilité, pas seulement la taille
Soutenir les petites fermes et les jeunes qui s’installent
Encourager l’agroécologie et les fermes à taille humaine

Les femmes sont en première ligne

1/3 des emplois féminins dans le monde se situe dans l’agriculture, mais les femmes ne représentent que 12,6% des propriétaires fonciers et ne reçoivent que 10% des aides agricoles.
Les femmes sont disproportionnellement touchées par la dégradation de l’environnement d’ici à 2050, le dérèglement climatique risque de plonger jusqu’à 158 millions de femmes et de filles de plus dans la pauvreté et 236 millions de plus dans l’insécurité alimentaire modérée ou grave.

L’alimentation est un droit, pas une simple marchandise. Les accords commerciaux doivent être cohérents avec les Objectifs de développement durable et la Souveraineté alimentaire :

Intégrer dans les accords commerciaux des normes sociales, environnementales et sanitaires contraignantes.
Exiger que les produits importés respectent les mêmes normes que celles appliquées en Europe pour plus de cohérence environnementale et sociale.
Mettre en place des mesures anti-dumping pour protéger les agriculteur.ices contre des importations vendues à prix cassés.
Interdire la production et l’exportation de pesticides interdits en Europe.
Utiliser les achats publics pour soutenir une alimentation juste et durable.
Garantir une aide d’urgence en cas de crise alimentaire.

CHANGEONS LA RECETTE

POUR UN COMMERCE AGRICOLE JUSTE ET DURABLE PROTÈGE LES AGRICULTEURS, RESPECTE L’ENVIRONNEMENT ET GARANTIT LE DROIT À L’ALIMENTATION.
ET MOI DANS TOUT ÇA ?

Vous vous demandez comment agir pour un système alimentaire juste et durable ?

Voici ce que vous pouvez faire, dès maintenant :

  • Agir localement : participez à des potagers partagés, placez de l’argent dans une coopérative alimentaire ou foncière, achetez en circuit court ou un marché fermier, soutenez les petites fermes et l’agroécologie.
  • S’impliquer collectivement : signez des pétitions, rejoignez des collectifs citoyens, ou participez à des chantiers solidaires.
  • Résister aux pratiques injustes : défendez les semences paysannes, soutenez la préservation des terres, participez à des actions contre les logiques d’accaparement ou de surproduction industrielle.

Toutes ces actions se renforcent mutuellement : agir ici, là, avec d’autres, c’est construire ensemble un système alimentaire plus juste et résilient.