La porte de l'OMC fermée à des dizaines d'ONG, dont le CNCD-11.11.11
Siège de l'OMC à Genève
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Communiqué de presse

La porte de l’OMC fermée à des dizaines d’ONG, dont le CNCD-11.11.11

Plus de 60 représentants de la société civile se voient refuser par le gouvernement argentin leur accréditation à la 11e conférence ministérielle de l’OMC, qui débute le 10 décembre à Buenos Aires. L’octroi de l’accréditation avait pourtant été confirmé de longue date. Cette exclusion concerne le CNCD-11.11.11, la coupole des ONG belges, qui condamne fermement cette dérive anti-démocratique du gouvernement argentin.

Pour expliquer cette décision inédite, l’OMC avance qu’elle résulte d’une décision du gouvernement argentin, dans un mail envoyé aux participants exclus. Ce message précise que les autorités argentines risquent en outre de refuser purement et simplement l’entrée du pays aux représentants de la société civile concernés. C’est une attaque sans précédent dans l’histoire des conférences internationales, qui ne peut être tolérée par nos autorités.

Un courrier de la société civile internationale a été adressé à l’OMC par le plus grand réseau mondial d’organisations de la société civile actives sur les questions commerciales, Our World Is Not For Sale. En 20 ans d’existence de l’OMC, une exclusion d’une telle ampleur ne s’était jamais produite. A deux reprises, un gouvernement a refusé l’accès au territoire à certains participants, mais de manière beaucoup plus ciblée. Et la vague d’indignation qui s’en était suivi avait poussé les canaux diplomatiques à débloquer la situation.

Selon Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11 : « Cette décision anti-démocratique d’exclure la société civile des discussions commerciales à l’OMC est sans précédent. Une telle décision entre clairement en contradiction avec les engagements récents de l’UE en matière de transparence et d’ouverture dans les négociations commerciales. Si les autorités belges et européennes sont sérieuses dans leur volonté d’introduire de la transparence dans la politique commerciale, elles doivent prévenir l’Argentine qu’elles ne peuvent participer à la conférence sans la société civile ».