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Élections 2019 : les réponses de partis

Pour les droits humains

Unanimité de principe, divergence sur les moyens

15 mai 2019

Tous les partis que le CNCD-11.11.11 a interrogés font des droits humains une priorité en matière de relations internationales. Pour eux, l’Afrique centrale doit rester une priorité et l’objectif des partenariats avec les pays en développement doit bien être la réalisation des Objectifs de développement durable. Une divergence existe cependant quant aux moyens : si tous défendent le respect du droit international, Défi et le MR ne soutiennent pas l’interdiction des relations économiques avec les colonies israéliennes en Palestine, dont l’existence viole pourtant le droit de la guerre.

Le CNCD-11.11.11 a interrogé les six partis sur leurs priorités en matière de défense des droits humains dans les pays en développement, avec un focus sur les régions qu’il suit prioritairement : l’Afrique centrale, l’Amérique latine et le Moyen-Orient.

Il en ressort que, sur la plupart de sujets, l’ensemble des partis politiques sont alignés sur les priorités de notre mémorandum. Tous s’engagent ainsi à « faire du respect des droits humains, du soutien à la société civile et de la réalisation de l’Agenda 2030, les priorités de la politique étrangère et de la Coopération belge en Afrique centrale, et à porter ces priorités au sein de l’Union européenne (partenariat euro-africain) et du Conseil de Sécurité des Nations unies », ainsi qu’à soutenir la société civile de cette région. De même, tous les partis s’engagent à soutenir la société civile et les droits humains en Amérique latine, notamment en faisant évaluer l’impact des accords de commerce existant déjà avec cette région.

Le Moyen-Orient représente le seul point d’achoppement entre les formations politiques. Si tous les partis s’engagent à promouvoir un embargo européen sur les ventes d’armes aux pays impliqués dans les violations du droit international humanitaire au Yémen (en particulier l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis), le MR et Défi ne soutiennent par contre pas l’interdiction des relations économiques avec les colonies israéliennes en Territoire palestinien. Ces deux partis se positionnent en faveur de l’étiquetage des produits concernés, laissant le choix au consommateur. Or, comme l’a montré le rapport publié en 2014 par le professeur François Dubuisson, interdire les produits des colonies israélienne ne constitue pas une pratique de « boycott », comme le laisse penser la réponse du MR, mais l’application d’une obligation internationale : le Belgique ne peut en aucune manière reconnaître ou soutenir la colonisation de la Palestine, qui constitue une violation grave de la IVe Convention de Genève.






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