Comment riposter à la guerre commerciale de Trump ?
La réponse stratégique doit être basée sur la coopération, la durabilité et la solidarité internationale.
La guerre commerciale de Trump s’inscrit dans un projet visant à imposer la domination américaine et affaiblir les régulations environnementales, sociales et numériques. Pour y faire face, l’Union européenne et ses partenaires doivent refuser aussi bien l’escalade tarifaire que la logique de soumission et apporter une réponse stratégique basée sur la coopération, la durabilité et la solidarité internationale.
L’Administration Trump a déclaré une guerre commerciale au reste du monde, en ciblant en particulier la Chine. Après avoir imposé des droits de douane sur les importations en provenance de Chine, du Canada et du Mexique, puis des droits de douane de 25% sur les importations d’acier, d’aluminium et d’automobiles, elle a annoncé lors du « Liberation Day » du 2 avril 2025 l’imposition de « droits réciproques » sur toutes les marchandises importées et s’est lancée dans une escalade tarifaire d’une ampleur inédite avec la Chine (145%).
Certes, ces annonces ont été revues à la baisse à de multiples reprises en fonction des réactions des partenaires commerciaux et des marchés financiers. Nombre de droits de douane ont été suspendus dans l’attente de négociations censées aboutir à des accords plus avantageux pour les Etats-Unis – en particulier les droits réciproques supérieurs à 10% qui ont été suspendus pendant 90 jours – et une série d’exceptions ont été ajoutées – comme par exemple sur les semi-conducteurs, les smartphones et les ordinateurs en provenance de Chine, les produits pharmaceutiques ou les chaînes de valeur de produits dépendant de l’accord de libre-échange nord-américain (USMCA) – pour limiter l’impact sur l’économie américaine et rassurer les marchés. Il n’en reste pas moins que les droits de douane en vigueur représentent, même après les suspensions et exemptions annoncées, un puissant choc protectionniste qui ébranle les chaînes de production mondiales.
Il s’agit moins d’une rupture qu’un durcissement de la politique commerciale appliquée lors du premier mandat de l’Administration Trump
Il s’agit moins d’une rupture qu’un durcissement de la politique commerciale appliquée lors du premier mandat de l’Administration Trump. Elle avait ainsi appliqué en 2018 des droits de douane unilatéraux de 50% sur les importations de machines à laver, de 30% sur les panneaux solaires, de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium, et avait déclaré une guerre commerciale à la Chine qui avait débouché sur une escalade tarifaire dépassant les 20% sur les échanges sino-américains en 2020. La même rhétorique présentant les Etats-Unis comme les victimes d’accords commerciaux inéquitables et de droits de douane permettant de restaurer l’ « âge d’or » du passé est mobilisée. Les droits de douane permettent selon cette rhétorique de faire d’une pierre trois coups : réduire le déficit commercial, relocaliser les industries et enregistrer d’importantes recettes fiscales.
Bien que s’inscrivant dans la continuité de son premier mandat, l’ampleur et la radicalité de ce durcissement, s’il était confirmé, provoquerait néanmoins une rupture radicale avec l’ordre économique mondial post-1945 dirigé par les Etats-Unis. Il est crucial pour le reste du monde, à commencer par l’Union européenne et les pays en développement, de prendre la mesure de cette rupture radicale et de s’y adapter.
L’impact économique aux Etats-Unis
Les droits de douane peuvent s’avérer utiles pour protéger des industries naissantes et des secteurs stratégiques, garantir la souveraineté alimentaire ou se prémunir contre la concurrence déloyale et le dumping social ou environnemental. Ils sont utilisés dans ces différents buts par tous les gouvernements du monde en fonction de leur trajectoire spécifique. Mais la stratégie de l’Administration Trump, qui consiste à imposer des droits de douane sur quasi toutes les marchandises de quasi tous les pays, est d’une toute autre nature. D’un point de vue économique, une telle stratégie a toutes les chances de manquer sa cible et de provoquer plusieurs effets contre-productifs.
D’une part, une telle politique commerciale n’a guère de chance d’entraîner une réduction du déficit commercial des Etats-Unis. Le déficit commercial des Etats-Unis, qui existe depuis un demi-siècle, n’est d’ailleurs pas en soi un signe de faiblesse économique, mais la conséquence d’une économie qui dépense plus qu’elle épargne et le reflet d’un modèle de croissance dominé par les services financiers et caractérisé par la délocalisation de l’assemblage des biens industriels dans les pays à bas salaires pour en réduire le prix pour les consommateurs américains. Non seulement les droits de douane n’ont généralement pas d’effet sur les balances commerciales, mais les droits de douane élevés sont en outre corrélés à des déficits commerciaux, car les pays qui ont les droits de douane les plus élevés sont généralement les pays en développement qui enregistrent des déficits commerciaux. En outre, les droits de douane élevés réduisent les importations américaines et la fourniture de dollars pour les pays qui exportaient aux Etats-Unis, ce qui a pour effet de renchérir la valeur du dollar et de réduire les exportations américaines devenues plus chères pour l’étranger, laissant finalement le déficit commercial inchangé [1].
D’autre part, la relocalisation espérée des emplois industriels risque de se faire attendre [2]. La stratégie de l’Administration Trump est d’offrir comme unique option aux entreprises qui souhaitent éviter les droits de douane de venir produire sur le sol américain. Or les relocalisations sont longues et coûteuses, car cela implique de réorganiser les chaînes de valeur. En outre, les relocalisations impliquent des coûts fixes et nécessitent donc une vision à long terme que ne permet pas l’incertitude causée par les revirements incessants de l’Administration Trump. Enfin, même si les droits de douane incitaient des industries à s’implanter aux Etats-Unis, cela ne garantirait pas une réindustrialisation, car cela nécessite de maîtriser les compétences requises. La relocalisation d’industries implantées dans des pays à bas salaires aurait par ailleurs immanquablement pour effet d’augmenter les coûts de production ; il faut donc s’assurer que cela ne coûterait pas plus cher que rester dans les pays à bas salaires et payer les droits de douane pour continuer à exporter les biens aux Etats-Unis.
Enfin, si les droits de douane génèrent des recettes fiscales, elles seront d’une ampleur bien moindre qu’espérée et alimenteront une inflation dont les premières victimes seront les classes moyennes et populaires américaines. D’une part, il s’agit d’une taxe qui, certes, entraîne des recettes, mais qui pèse aussi et surtout sur la consommation, en renchérissant le prix des biens importés, et donc sur le pouvoir d’achat des consommateurs américains. D’autre part, la désorganisation des chaînes de production internationales, causée par les droits de douane et exacerbée par l’incertitude générée par les revirements incessants du président Trump, risque de provoquer des ruptures dans les chaînes d’approvisionnement et de nourrir l’inflation. Au final, les premières victimes de la guerre commerciale risquent d’être les ménages américains.
Il n’est finalement pas certain que l’Administration gagne sa guerre commerciale, d’autant que la Chine, sa principale cible dont l’économie est rapidement montée en gamme à la suite du projet « Made in China 2025 », ne semble pas disposée à plier
Il n’est finalement pas certain que l’Administration gagne sa guerre commerciale, d’autant que la Chine, sa principale cible dont l’économie est rapidement montée en gamme à la suite du projet « Made in China 2025 », ne semble pas disposée à plier. Pékin a au contraire rendu coup pour coup et n’a pas hésité à suspendre les exportations de terres rares dont les secteurs stratégiques américains ont besoin. La faiblesse des Etats-Unis est que leurs exportations vers la Chine sont très centrées sur les produits agricoles, que la Chine peut facilement trouver auprès d’autres fournisseurs comme le Brésil, alors que de nombreux biens importés de Chine concernent des équipements électroniques et des composants industriels essentiels pour les entreprises américaines [3].
La stratégie des droits de douane appliqués lors du premier mandat de l’Administration Trump a d’ailleurs été un échec
La stratégie des droits de douane appliqués lors du premier mandat de l’Administration Trump a d’ailleurs été un échec : le déficit commercial des Etats-Unis a augmenté de 870 à 1 173 milliards de dollars entre 2018 et 2022, l’impact sur la réindustrialisation et les emplois a été nul, les recettes douanières n’ont représenté que 2% des recettes publiques et le coût des droits de douane a été quasi intégralement payé par les ménages américains [4].
L’impact économique dans le reste du monde
La guerre commerciale ayant des effets sur les chaînes de valeur mondiales, personne n’est épargné par ses conséquences économiques et sociales. Les entreprises et les consommateurs doivent faire face à la hausse des prix et les pays dont l’économie repose sur les exportations vers les Etats-Unis sont directement pénalisés.
Parmi les pays en développement, ce sont les pays d’Asie du Sud-Est, comme le Vietnam ou le Cambodge, qui sont les plus touchés par les « droits réciproques ». Il s’agit des principaux « ateliers du monde » qui ont repris le flambeau de la Chine pour assembler les biens destinés à l’exportation vers les Etats-Unis. En imposant des droits de douane spécifiques aux différents pays, l’Administration Trump crée des gagnants et des perdants. D’autres pays en développement moins taxés pourraient ainsi prendre le relais des pays d’Asie du Sud-Est pour coudre les vêtements ou assembler les biens destinés aux Etats-Unis.
Le choc est brutal pour les pays en développement, qui se voient privés des préférences commerciales qui sont pourtant un important levier de développement économique
Il n’en reste pas moins que le choc est brutal pour les pays en développement, qui se voient privés des préférences commerciales qui sont pourtant un important levier de développement économique. En outre, pour les pays en développement qui exportent essentiellement des matières premières vers les Etats-Unis, il est impossible de relocaliser ces activités aux Etats-Unis pour éviter les droits de douane, car il n’est pas possible de délocaliser les mines de cuivre ou les plantations de cacao d’Afrique aux Etats-Unis. Pour les pays en développement, les droits de douane représentent un coût incontournable qui s’ajoute à la fermeture des programmes de l’USAID dont ils bénéficiaient.
Quant à l’Union européenne, outre le coût des droits de douane, elle doit faire face à l’effet indirect de l’escalade tarifaire entre les Etats-Unis et la Chine. Elle risque de voir affluer sur son territoire les produits bon marché que la Chine ne peut plus exporter aux Etats-Unis. Déjà, les droits de douane imposés le 12 mars par les Etats-Unis sur l’acier et l’aluminium se sont directement traduits par des exportations croissantes d’acier chinois en Europe, incitant la Commission européenne à appliquer des mesures de sauvegarde pour protéger la sidérurgie européenne.
La stratégie politique de Trump
Pour prendre la mesure du tournant qui s’opère, il faut réaliser que la stratégie commerciale de l’Administration Trump, qui traite ses alliés sur le même pied que ses rivaux stratégiques, s’inscrit dans une stratégie politique plus large. Les droits de douane sont ainsi utilisés comme levier de négociation pour refonder l’ordre international selon les intérêts économiques et idéologiques de l’Administration Trump, qui défend une conception « néo-impériale » des relations internationales et un ordre mondial fondé sur « la domination plutôt que sur la coopération », où « la prospérité cesse d’être un horizon collectif pour devenir un privilège réservé aux puissants » [5].
Dans cette optique, les droits de douane poursuivent un objectif de puissance et de souveraineté économique, dans le but d’éliminer la concurrence et imposer des monopoles
Dans cette optique, les droits de douane poursuivent un objectif de puissance et de souveraineté économique, dans le but d’éliminer la concurrence et imposer des monopoles. La doctrine MAGA (Make America Grate Again) fait référence au « Gilded Age » de la fin du 19e siècle, l’époque des droits de douane du président McKinley, des monopoles, des visées impérialistes, des inégalités et des fortunes concentrées dans les mains des J.P. Morgan (banque), Rockfeller (pétrole), Carnegie (sidérurgie) et autres Vanderbilt (chemins de fer).
C’est dans cette optique que l’Administration Trump revendique le contrôle de minerais stratégiques (au Groenland, au Canada, en Ukraine), des routes maritimes (le canal de Panama), des données personnelles (en contestant les réglementations de l’UE sur les services numériques). L’objectif de puissance est également monétaire, selon la stratégie du conseiller économique en chef de l’Administration Trump, Stephen Miran [6], qui vise à utiliser la menace des droits de douane et de la fin du parapluie militaire américain pour forcer les autres puissances à accepter de collaborer pour opérer une dévaluation du dollar et financer la dette américaine à long terme à des taux d’intérêt faibles.
C’est aussi dans cette optique qu’elle cherche à imposer son idéologie conservatrice de la société en exigeant la fin des politiques de diversité, des réglementations environnementales, du droit à l’avortement ou du cordon sanitaire contre les partis d’extrême droite dans les pays européens.
Comment répondre à la stratégie de Trump ?
Etant donné que le coût des droits de douane de l’Administration Trump est essentiellement payé par les ménages américains, il n’est pas indiqué d’y répondre en faisant la même chose ; mieux vaut laisser le gouvernement des Etats-Unis se tirer une balle dans le pied et chercher d’autres partenaires commerciaux plus fiables pour construire un système commercial ouvert mais régulé par des normes cohérentes avec les objectifs de développement durable
Objectifs de Développement Durable
Objectifs de développement durable
ODD
SDG
Les objectifs de développement durable (ODD), adoptés en 2015, constituent le cadre de référence des Nations unies pour le développement international. Ils remplacent les 8 objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui se focalisaient sur les seuls symptômes sociaux de la pauvreté dans les pays en développement, sans en interroger les causes structurelles. Principaux changements ? Tous les pays sont concernés et les objectifs, désormais au nombre de 17, sont déclinés en 169 cibles précises. Les ODD sont donc, en bref, l’horizon que s’est fixé l’ONU pour un développement harmonieux.
Ce programme est ambitieux, puisqu’il vise à généraliser à l’ensemble du monde le développement économique et social, tout en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation des ressources naturelles. Une perspective illusoire sans une transition rapide et radicale vers de nouveaux modèles de développement, à la fois plus pauvres en carbone, moins gourmands en matières premières et plus équitablement répartis.
[7].
Il est néanmoins crucial de riposter, car il s’agit d’un rapport de force et d’un moyen de coercition utilisé par l’Administration Trump pour imposer ses vues économiques et idéologiques. Le défi consiste à frapper fort en ciblant les talons d’Achille des Etats-Unis tout en restant inflexible dans la défense des valeurs de démocratie, de coopération et de solidarité et d’un modèle de société juste et durable.
Parmi les concessions exigées par l’Administration Trump à l’Union européenne, on trouve l’abandon des réglementations des services numériques, le démantèlement des normes et sanitaires, ou encore l’augmentation des importations de pétrole et de gaz de schiste des Etats-Unis [8]. Accepter de telles exigences mènerait l’UE sur le chemin de la vassalisation au détriment du bien-être et des droits de sa population.
L’Administration Trump veut éviter aux géants du numérique d’être soumis aux législations européennes qui protègent les données personnelles ou qui empêchent la désinformation et les propos haineux sur les réseaux sociaux
L’Administration Trump veut éviter aux géants du numérique d’être soumis aux législations européennes qui protègent les données personnelles ou qui empêchent la désinformation et les propos haineux sur les réseaux sociaux. Il faut non seulement appliquer ces législations, mais l’UE pourrait aussi, comme l’a proposé l’économiste français Gabriel Zucman, lutter contre l’injustice fiscale en imposant une taxe sur les profits enregistrés par les filiales de ces géants dans l’UE ou en surtaxant de manière proportionnée les firmes transnationales américaines sous-taxées et les milliardaires qui les possèdent et qui soutiennent la politique du président Trump [9].
L’Administration Trump veut empêcher les politiques de lutte contre le dérèglement climatique et démanteler le Green Deal
Green Deal
Pacte vert européen
? L’Union européenne pourrait cibler les produits qui ne respectent pas les normes environnementales et sanitaires, en imposant des mesures miroirs ou en renforçant le mécanisme d’ajustement carbone
mécanisme d’ajustement carbone
ajustement carbone
aux frontières de l’UE ou la directive sur le devoir de vigilance
devoir de vigilance
des multinationales en matière de droits humains [10].
Les Etats-Unis veulent tuer la concurrence et libérer les entreprises américaines des objectifs de durabilité ? L’UE pourrait adopter un « Buy European and Sustainable Act » en vue de favoriser le développement des entreprises européennes durables via la commande publique [11].
L’Administration Trump souhaite utiliser les droits de douane comme moyen de coercition ? L’UE dispose d’un Instrument anti-coercition adopté en 2023 et qu’elle peut activer.
Les Etats-Unis veulent mettre fin aux tarifs préférentiels dont bénéficient les pays en développement et mettre fin aux programmes de coopération au développement de l’USAID ? L’UE devrait négocier des accords commerciaux garantissant à la fois un traitement spécial et différencié aux pays en développement et des normes sociales et environnementales normes sociales et environnementales contraignantes, tout en augmentant son budget d’aide au développement.
Malheureusement, les réponses apportées à ce jour par la Commission européenne ne sont guère encourageantes. Elle a certes riposté de manière mesurée aux droits de douane imposés par l’Administration Trump et infligé une amende de 500 millions d’euros à Apple et de 200 millions à Meta pour manquement à leurs obligations au titre du règlement de l’UE sur les marchés numériques, mais elle a proposé d’affaiblir les critères de durabilité et la directive sur le devoir de vigilance des multinationales pour doper la compétitivité des entreprises européennes, elle a proposé aux Etats-Unis une exemption totale des droits de douane pour les biens industriels, elle négocie desaccords de libre-échange sans normes contraignantes comme avec le Mercosur et elle coupe dans le budget de l’aide au développement (à l’instar des Etats membres de l’UE). L’Administration Trump dispose en outre de puissants relais parmi les Etats membres (à commencer par l’Italie de Georgia Meloni qui milite pour mettre fin au Green Deal) et au sein du Parlement européen (où le PPE et les partis nationalistes et d’extrême droite considèrent que la Commission européenne ne va pas assez loin dans la déréglementation environnementale et sanitaire).
Il est donc à craindre que l’offensive de l’Administration Trump débouche sur une vague de déréglementation alimentant une course au moins-disant fiscal, social, environnemental et sanitaire en Europe et dans le monde, mais il est encore temps de prendre la mesure de la rupture en cours et de se donner les moyens de disposer d’une autonomie stratégique durable soutenue par une politique commerciale ouverte, mais encadrée par des règles contraignantes d’intérêt général au service de la santé, du travail décent, du climat et du développement durable.
[1] Gagnon J. E., « Why higher tariffs won’t shrink the trade deficit », PIIE, 24 février 2025.
[2] Combe E., « Le pari industriel de Trump est hasardeux », Les Echos, 10 avril 2025.
[3] Krugman P., « Why Trump will lose his trade war », Substack, 16 avril 2025.
[4] Bouët A., « Après l’échec des droits de douane de Trump 1, pourquoi cela serait-il un succès sous Trump 2 ? », The Conversation, 3 avril 2025.
[5] Viala-Gaudefroy J., « Droits de douane et nostalgie impériale : la vision économique très politique de Donald Trump », The Conversation, 8 avril 2025.
[6] La doctrine Miran : le plan de Trump pour disrupter la mondialisation | Le Grand Continent
[7] Rodrik D., « How not to respond to Trump’s tariffs », Project Syndicate, 6 février 2025.
[8] 2025NTE.pdf et Deregulation Watch | Corporate Europe Observatory
[9] Zucman G., « Avec le retour de Donald Trump, l’Europe doit s’engager dans un protectionnisme d’interposition », Le Monde, 20 janvier 2025.
[10] Dupré M., Colli M, Garnier J.F., « L’UE doit rapidement inventer un néoprotectionnisme vertueux », Le Monde, 28 Février 2025.
[11] Note politique - Les marchés publics au service de l’emploi et du climat
Cet article est la version longue de celle publiée dans Carta Academica, Le Soir, 24 mai 2025.




